es ce nécessaire de chercher la petite bête que l'on ne vois pas

es ce nécessaire de chercher la petite bête que l'on ne vois pas
La Cigale et la Fourmi


La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu la saison nouvelle.
"
Je vous paierai, lui dit-elle,
A
vant l't, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C
'est son moindre faut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
-
Nuit et jour à tout venant
J
e chantais, ne vous plaise.
-
Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
E
h bien! dansez maintenant.


Jean de LA FONTAINE
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 06:07

regarde en l'air et dit moi se que tu vois

regarde en l'air et dit moi se que tu vois
Premier soleil


Ita
lie, Italie, ô terre toutes choses
Fr
issonnent de soleil, hormis teschants vins !
P
aradis l'on trouve avec des lauriers-roses
Des sorbets à la neige et des ballets divins !

Te
rre le doux langage est rempli de diphthongues !
Voici qu'on pense à toi, car voici venir mai,
Et nous ne verrons plus les redingotes longues
tout parfait dandy se tenait enfermé.

S
ourire du printemps, je t'offre en holocauste
L
es manchons, les albums et le pesant castor.
H
urrah ! gais postillons, que les chaises de poste
Volent, en agitant une poussre d'or !

L
es lilas vont fleurir, et Ninon me querelle,
Et ce matin j'ai vu mademoiselle Ozy
Près des Panoramas ployer son ombrelle :
C
'est que le triste hiver est bien mort, songez-y !

V
oici dans le gazon les corolles ouvertes,
Le parfum de la sève embaumera les soirs,
Et devant les cafés, des rangs de tables vertes
O
nt par enchantement poussé sur les trottoirs.

Adieu donc, nuits en flamme où le bal s'extasie !
Adieu, concerts, scotishs, glaces à l'ananas ;
Fleurissez maintenant, fleurs de la fantaisie,
S
ur la toile imprie et sur le jaconas !

Et vous, pour qui ntra la saison des pervenches,
Rendez à ces zéphyrs que voilà revenus,
Les gers mantelets avec les robes blanches,
E
t dans un mois d'ici vous sortirez bras nus !

Bientôt, sous les forêts qu'argentera la lune,
S
'envolera gaîment la nouvelle chanson ;
N
ous y verrons courir la rousse avec la brune,
Et Musette et Nichette avec Mimi Pinson !

Bient tu t'enfuiras, ange lancolie,
E
t dans le Bas-Meudon les bosquets seront verts.
D
ébouchez de ce vin que j'aime à la folie,
Et donnez-moi Ronsard, je veux lire des vers.

P
ar ces premiers beaux jours la campagne est en fête
Ainsi qu'une épousée, et Paris est charmant.
C
hantez, petits oiseaux du ciel, et toi, poëte,
Parle ! nous tcoutons avec ravissement.

C'est le temps l'on mène une jeune maîtresse
C
ueillir la violette avec ses petits doigts,
Et toute créature a le coeur plein d'ivresse,
Excepté les pervers et les marchands de bois !
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 05:47